2. Création et premières armes
3. Première saison avec Jean-Claude Rivalin et les "vieux de la vieille"
4. Les bases d'un véritable club avec James Duwel
5. L'envol avec Guy Airaud
6. La consécration d'un club
7. Une renommée justifiée et des exploits sous la bague
8. Le retour de Laurent Violleau, l'idole du pays
9. Christian Gervais remplace Laurent Violleau, l'A.S.L. continue à stagner
10. Le retour de Jean Vairé, le chef!, l'ASL repart sur les bons rails
1. avant l'asl
Bien avant l'A.S.L, était le C.L.O. Dans les années 40, fut créé le "C.L.O" (La Chaize - Landevieille - Olympique) présidé par Mr RAYMONDEAU et dont nous livrons le nom de certains membres :
Goals : Albert FAVREAU, Maurice DURANTEAU
Arrières : Léonce GUILLET, Gérard TESSON
Demis : Romain JOUBERT, Robert LHOMMEAU, André VOISNEAU, Joseph DURANTEAU
Avant-centre : Ferdinand JAUFFRIT
Inters : Gustave GAUDIN, Michel JAUFFRIT
Ailiers : Aimé CHAUCHE, Paul JAUFFRIT
Pour la petite histoire sachez que les godillos (chaussures de football du moment) pesaient environ chacune trois livre. Les équipements vestimentaires demeuraient très hétéroclites. Ajoutez à cela des résilles pour discipliner les très longues chevelures. Les protèges-tibias étaient constitués de revues serrées entre la jambe et la chaussette.
Quant au ballon, sa forme variait selon le temps et donnait lieu à d'imprévisibles rebonds. Avant de propulser le ballon de la tête, le joueur devait calculer la trajectoire du "cuir" afin de ne pas heurter la valve, un tel choc laissait généralement nos gaillards K.O. pour un certains temps.
Le C.L.O disposait de trois terrains : à la Bouchetière, à la Chaize-Giraud (Emplacement du lotissement "COUGNAUD") et aux vignes de Landevieille. En fait de terrains, il s'agissait de prairies naturelles plus ou moins bosselées qui reprenaient leurs raisons agricoles, la rencontre terminée.
Leur championnat réunissait des clubs forts connus : Brétignolles Sur Mer, Saint Julien Des Landes, l'Aiguillon Sur Vie, Le Fenouiller... Les temps changent mais pas les clubs.
A ce moment, il était naturel de trouver des scores de 8 à 6 ou 6 à 3. (N'oublions pas : 2 défenseurs, 5 attaquants, c'était naturel). Les joueurs se déplaçaient à bicyclette sur laquelle parfois la chambre à air était remplacée par... des bouchons de lièges accumulés entre jante et pneu.
Le prix d'entrée aux matches était fixé à 2 Frs pour les adultes et 1 Fr pour les enfants et un ballon complet (cuir, vessie, valve...) coûtait à l'époque quelques 267 Frs ! Ce prix exorbitant fit l'objet le 14 décembre 1941, de la lettre suivante adressée à Mr le Préfet.
"Nous avons créé en 1940, une société de football qui ne peut jouer faute de ballon. Un bon est nécessaire. Je vous demanderai en conséquence de vouloir bien me donner la marche à suivre pour obtenir un tel bon"...
2. Création et premières armes
C'est en Avril 1965 que tout commence. Un passionné, ancien footballeur, récemment élu 1er magistrat de sa commune et ayant gardé la nostalgie d'un club disparu, le C.L.O. (La Chaize - Landevieille - Olympique) rêve de revivre la grande passion du football. Fort du soutien de quelques amis, il décide de fonder un club. Ainsi naît l'Amicale Sportive de Landevieille. L'acte de naissance est établi le 28 mars 1966, lors d'une assemblée générale constitutive dans les locaux de l'ancienne école publique.
Les premiers dirigeants se nomment, outre Robert Lhommeau, le Président-fondateur, Raymond Violleau, Albert Neau, Pierre Guillonneau, et aussi Robert Babin, Gustave Martineau, Louis Nobiron et Pierre Nobiron. Un terrain est rapidement trouvé à la Roche Henri et déjà le 1er match amical voit s'opposer le nouveau club et la réserve de Brétignolles Sur Mer. Une équipe new-look et le 1er but marqué par un jeune minime (Eh oui !) André Tesson sur passe de Bernard Lhommeau. C'est parti pour l'A.S.L.
3. première saison avec Jean-Claude Rivalin et les "vieux de la vieille"
La première saison, en 65-66, d?marre avec une équipe pour le moins hétérogène, avec les vieux de la vieille qui ont rechaussé les crampons pour la circonstance, avec quelques transfuges de Brétignolles Sur Mer, avec quelques jeunes passionnées et avec un premier entraîneur, Jean-Claude Rivalin recruté sur promesse d'un permis de chasse sur la commune. Nous avons essayé de reconstituer les deux équipes qui ont participé à ce 1er championnat :
Equipe Seniors :
Lionel Chaillot - Jean Nobiron - André Mincent - Jean-Michel Duranteau - Georges Viaud - Yvon Morit - léandre Rivalin - Pierre Nobiron - Serge Dudit - Bernard Lhommeau - Robert Dudit - Jean-Michel Babin - Jean-Claude Rivalin - Robert Chaillou - Charles Chaillot - Guy Rousseau - Gérard Moizeau
Equipe Cadets-Minimes :
Bernard Fouquet - Guy Viaud - Daniel Moizeau - Jean-Claude Nobiron - Michel Mainard - Gilles Drapeau - Henri Guilloneau - Gilles Nobiron - André Tesson - Gilbert Rivalin -Christian Praud
A la fin de cette première saison, malgré une 3ième place et grâce à la création d'une nouvelle division, la Promotion de 2ième division, l'A.S.L. accède au niveau supérieur et les dirigeants sont ravis !
4. Les bases d'un véritable club avec James Duwel
Pour cette 2ième saison, la campagne de chasse n'ayant sans doute pas été satisfaisante, l'A.S.L. fait appel à un nouvel entraîneur chevronné qui a déjà fait ses preuves notamment à Brétignolles Sur Mer, James Duwel. Il apporte à l'A.S.L. son expérience du football et une organisation défensive qui sera pour plusieurs années le point fort de l'équipe. Il met en place la 1ère école de football pour minimes et cadets, formant ainsi ceux qui feront les beaux jours du club. Deux années durant, sous son impulsion, l'A.S.L. impose son jeu sans toutefois arriver à la première place. Et pourtant, il s'en faut d'un seul point, à cause d'un but encaissé à la fin d'un match à Commequiers et d'un 2 à 2 fatal. Qui ne se souvient des larmes de James ce jour-là ?
Mais si l'accession ne vient pas récompenser ses efforts, l'entraîneur a déjà largement contribué à construire des bases solides et à donner au club une certaine réputation. Certains matchs restent encore gravés dans les mémoires, en particulier ceux joués contre la bête noire de l'époque, l'équipe de la Barre de Monts, avec un exploit de Serge Dudit marquant un but extraordinaire de quelques 40 mètres sur le terrain de Fromentine. James sait aussi organiser de belles sorties comme ce voyage dans sa Bretagne natale.
Durant cette période enfin, les dirigeants ne sont pas restés inactifs et un nouveau terrain est mis à disposition du club sur le site actuel.
5. L'envol avec Guy Airaud
L'arrivée de Guy Airaud lors de la saison 69-70 apporte de nouvelles ambitions. C'est un N°10 qui laisse espérer des buts pour une attaque un peu timide jusqu'alors. Avec lui, l'A.S.L se donne un nouveau style : toujours solide en défense mais plus technique, un football agréable à l'œil et qui fera bien vite la renommée du club.
La pédagogie d'un éducateur se met au service du football et les résultats sont constants avec la course en tête, même si la 1ère place ne peut être accrochée au palmarès. Une seconde place derrière Venansault et c'est la montée en 2ième division pour cette saison de Guy.
C'est aussi l'époque épique des tournois, de fin de saison et le début d'une rivalité avec un nouveau club, les voisins de l'Aiguillon Sur Vie. Cela donne des matchs musclés sur le terrain et en dehors. C'est aussi l'époque des entraînements sur le camping municipal avec un malheureux projecteur, à l'emplacement du foyer rural, puis sur la cour de l'école avec les lampes de fortune et le souvenir d'un carreau cassé par un certain Gilles Nobiron, un peu confus. C'est encore la période où, l'hiver, on joue les pieds dans la boue (comme à Chauché où Pierre Nobiron doit faire un monticule de boue pour pouvoir tirer les coups francs).
Mais, au bout de toutes ces tribulations, la monte en Promotion de première Division est assurée à l'issue de barrages âprement disputés à Bournezeau contre la Flocellière (avec des vestiaires dans un fourgon de gendarmerie) et gagnés à Brétignolles Sur Mer contre le Saint Hilaire de Riez de Robert Monneron grâce à une tête plongeante de Guy Airaud sur corner à quelques minutes de la fin de la prolongation. Quelle émotion ! Mais cette nouvelle montée est difficilement digérée et la dernière saison de Guy est malheureuse, marquée par les blessures de nombreux joueurs.
6. La consécration d'un club
Cette « digestion » difficile provoque le départ de Guy. S'en suit une courte période de transition avec, aux commandes, le capitaine fidèle Jean-Michel Duranteau, bientôt aidé de James Duwel pour quelques mois. Nous sommes en 73-74. L'A.S.L. a sans doute besoin de souffler avant de repartir vers les sommets. Le petit club dont le football est partout apprécié et qui en a fait tomber plus d'un, doit se structurer encore pour atteindre l'âge mûr après 8 années d'apprentissage et prend sa place, dans l'élite départementale.
C'est chose faite au cours de la saison 74-75 avec l'arrivée de Jean-Yves Parois, un joueur (au demeurant excellent) plus qu'un entraîneur sans doute. Grâce à sa hargne, qu'il sait insuffler aux jeunes joueurs qui s'affirment, l'A.S.L. termine pour la première fois en tête de son groupe et accède à la première division. C'est la consécration pour le club, le rêve enfin matérialisé, la juste récompense pour les dirigeants de la première heure.
7. Une renommée justifiée et des exploits sous la bague
En 1975, coup de maître du Président Lhommeau avec la signature de Jean Vairé. Sa renommée comme joueur n'est plus à faire et c'est un renfort attendu de tous. Et rapidement l'influence du joueur n'aura d'égale que celle de l'entraîneur. Pour tous, Jean devient le chef. L'école de football est sa drogue. Il est présent chaque mercredi avec les cadets, les minimes, les pupilles puis très vite, les poussins et les débutants. Le football à 7 se généralise. Tous ces jeunes font la joie de l'entraîneur et des spectateurs et assurent l'avenir du club. C'est une belle réussite !
Lors de sa 1ère année d'entraîneur, en 75-76, les exploits se succèdent en Coupe de Vendée avec les victoires sur les Tigres Vendéens (5 à 1 à Landevieille devant 300 spectateurs), la qualification à Aizenay (1 à 1) et, bien sûr, la participation aux quarts de finale à la Roche Sur Yon contre le FC Yonnais (défaite 2 à 1 et un but bête entre les jambes d'un gardien sans doute un peu grand).
Après un championnat 75-76 en demi-teinte, c'est la descente en Promotion de 1ère division en 76-77. Mais ce premier échec en 10 ans d'existence, permet de repartir sur de nouvelles bases et de lancer de jeunes joueurs dans le grand bain. Les résultats ne se font pas trop attendre puisque, après seulement 2 années de purgatoire, c'est à nouveau l'ascension avec 2 montées successives, 1 titre de champion de Vendée de 1ère division (avec 1 but mémorable de Patrice Puiroux à la Chaitaigneraie) et une année historique en Promotion d'Honneur qui laisse encore beaucoup de regrets. Sans les absences « militaires » et un final malheureux (4 derniers départagés par un mini-championnat sur tapis vert), l'A.S.L. aurait probablement connu un autre destin.
Cette même année, après 15 ans de dévouement et de savoir-faire, Robert Lhommeau passe le témoin à son vice-président Pierre Nobiron. Une page d'histoire est tournée ! Pendant 4 années encore, le « chef » dirige la manœuvre et forme une kyrielle de joueurs, ceux-là même qui aujourd'hui font les beaux jours de notre club. Au bout de 10 années, une séparation amiable mais regrettée voit partir Jean Vairé sous d'autres cieux.
En 1985, avec Alain, c'est une nouvelle période de transition qui commence. En effet, nos meilleurs éléments sont très sollicités et une certaine usure à se fait sentir chez les joueurs, l'hémorragie est bien difficile à stopper et la tâche est ardue. Pendant 3 années Alain maintient le cap en 1ère division, à la force du poignet. En 1986, après 6 années de présidence, Pierre Nobiron passe à son tour le témoin et c'est Patrick Violleau qui prend le relais. D'autres joueurs également s'investissent auprès des jeunes et sous la houlette de Patrice Puiroux l'école de football continue sa mission de formation.
8. Le retour de Laurent Violleau, l'idole du pays
Lorsque Laurent Violleau revient au club de ses débuts, en 1988, il prend à son tour les rênes de l'équipe première. Son passé de joueur donne un nouvel espoir mais l'équipe n'est pas encore stabilisée et il faut vite déchanter. C'est pour la seconde fois, la descente en promotion de 1ère division. Le purgatoire sera de courte durée puisqu'après une saison aux occasions manquées, l'A.S.L. réalise un excellent championnat 1991/1992 et rejoint à nouveau une élite départementale qui lui va comme un gant. Mais l'euphorie sera de courte durée puisque l'A.S.L, orpheline de plusieurs joueurs de base (notamment Olivier Chaillou), retrouvera bien vite la promotion de première malgré un Laurent Violleau toujours ? la hauteur de sa réputation.
Durant 2 années encore, Laurent continuera d'entraîner, une équipe qui, sans pour autant prétendre jouer les premiers rôles de sa division, ne démérite pas. Le club entre alors dans une période un peu creuse même si les résultats demeurent bons. C'est la fin d'un cycle. Laurent s'essouffle un peu en tant qu'entraîneur (le joueur, lui, continue de faire la musique et porte l'équipe à bout de pied !), en raison d'un emploi de plus en plus prenant et contraignant. Et c'est au bout de 6 ans que le Grand Laurent décide de mettre un terme à sa carrière d'entraîneur. On ne peut que le remercier pour tous les services qu'il a apportés au club durant ces 6 années. Mais il n'est jamais facile de remplacer un Monstre du football.
9. Christian Gervais remplace Laurent Violleau, l'A.S.L. continue à stagner
Pourtant inconnu au pays, Christian Gervais, grâce à sa personnalité exemplaire, rentrera très vite dans le moule landevieillois. Durant 3 ans il dirigera son équipe avec un dévouement et une gentillesse hors pair. Les résultats ne furent pourtant pas au rendez-vous. L'A.S.L se contente en effet du maintien en Promotion de première durant 3 saisons. L'équipe n'a plus le panache et le talent qui ont fait sa réputation. Comme souvent, l'entraîneur est alors remis en cause (injustement?). Christian sera finalement remercié dans des conditions quelque peu houleuses. Un virage difficile à négocier pour le club. Les dirigeants et les joueurs en ressortent divisés. Notre Président manque de démissionner. Mais Patou revient sur sa décision pour nous faire un coup de maître. Le retour du « chef » s'imposait pour sortir le club de la crise et Patou l'avait bien compris. Merci Président !
10. Le retour de Jean Vairé, le chef!, l'ASL repart sur les bons rails
Une histoire non achevée...